Nos innovations contribuent à nourrir le monde

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Notre monde devra nourrir plus de deux milliards de personnes de plus d’ici l’an 2050. En quelques décennies, nous devrons augmenter de 60 % la quantité d’aliments produits sur la planète pour subvenir aux besoins alimentaires de la population mondiale, qui devrait compter neuf milliards de personnes d’ici l’an 2050.

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) croit que cet exploit, bien que réalisable, posera certainement des défis, ce qui comprend le fait que les ressources disponibles pour produire tous ces aliments sont restreintes. Et les terrains propres à la culture et à l’élevage sont limités, tout comme l’eau d’ailleurs.

« On ne peut pas nourrir le monde uniquement avec les bonnes semences, le bon choix de bétail ou les bonnes conditions météorologiques. Il faut trouver la combinaison optimale, ce qui comprend aussi le fait d’avoir l’équipement adéquat, explique Leah Olson, présidente de l’association Agricultural Manufacturers of Canada. Nous aidons à nourrir la population mondiale parce que sans le bon équipement, il est impossible d’utiliser les autres outils pour accroître le rendement. »

Pour relever ces défis, les producteurs sont obligés de produire plus avec moins, et pour y arriver, les innovations en matière de machinerie sont cruciales.

« La seule façon de vendre de l’équipement à un producteur, c’est de lui permettre d’économiser du temps et de l’argent et d’accroître ses rendements. C’est ce cocktail qui nous permet d’offrir une valeur aux clients, » confirme Mme Olson.

Les agriculteurs et les fabricants cherchent toujours une meilleure façon de travailler. C’est le moteur de l’innovation dans l’industrie. Les Canadiens sont très bien placés pour innover dans le domaine de la machinerie agricole pour répondre aux besoins des producteurs agricoles partout au monde.

« La saison de croissance est courte. Par conséquent, il faut être très efficace et la machinerie doit être robuste, précise Terry Friggstad, qui a consacré sa carrière à la conception de machineries agricoles. Comme nous n’avons que deux ou trois semaines pour ensemencer des millions d’acres, nous sommes devenus efficaces. Et les hivers sont tellement longs qu’il faut innover. »

Il y a bien d’autres facteurs qui contribuent au besoin d’innovation. De moins en moins de gens travaillent à la ferme de nos jours. Les producteurs doivent donc être extrêmement efficients, et, l’équipement agricole, plus intelligent. Et c’est là, qu’interviennent les systèmes de localisation GPS et les systèmes de dosage.

« L’équipement est utilisé pour établir une représentation cartographique de chaque parcelle de terrain et analyser les besoins du sol, et l’on peut ensuite programmer l’équipement pour appliquer les doses nécessaires à ce moment-là », explique Paul Degleman, de Degelman Industries.

Les fabricants sont souvent leur propre premier client. S’ils rencontrent un problème en travaillant, ils cherchent tout de suite une solution.

« C’est ce que nous faisons en tant que producteurs. Il va de soi que nous ne pouvons pas aller en ville chaque fois que nous avons un problème. Alors, nous trouvons nous-mêmes la solution, » ajoute Brian Olson qui était agriculteur dans les années 1980, près de Tompkins, en Saskatchewan, avant de devenir président de Power Pin Inc. « Pour réparer l’équipement, on fait de la soudure ou de l’usinage. Chaque ferme a son atelier. »

L’innovation de M. Olson était un dispositif d’attelage permettant à une seule personne de rester dans la cabine du tracteur tout en chargeant des balles. Par la suite, d’autres producteurs veulent acheter la création. Ce fut d’ailleurs le cas de M. Friggstad. Il a commencé à fabriquer des cultivateurs, d’abord pour sa propre exploitation et ensuite pour celles des voisins. M. Friggstad a fini par mettre sur pied sa propre entreprise, Friggstad Manufacturing Ltd. Dans les premiers temps, la compagnie clonait les produits d’autres fabricants.

« Nous nous sommes rendu compte que pour rester en affaires, il fallait offrir un produit unique, » affirme M. Friggstad. « C’est le châssis flexible qui nous distingue de la concurrence. Il s’agit de la pièce la plus importante que j’ai fabriquée », ajoute-t-il. Les actifs de Friggstad Manufacturing ont été achetés par Flexi-Coil, entreprise pour laquelle M. Friggstad avait travaillé pendant des années pour développer d’autres pièces d’équipement, y compris le semoir pneumatique Flexi-Coil 5000. « C’est le désir de résoudre des problèmes qui pousse sans cesse les agriculteurs à produire plus avec moins. Nous n’envoyons pas un homme sur la lune, mais nous aidons les gens à se nourrir, ce qui peut être encore plus important, » admet M. Friggstad.

Ceux qui exploitaient des fermes il y a quelques décennies n’auraient jamais pu imaginer que la technologie et la machinerie agricole évolueraient à ce point.

« Les producteurs agricoles canadiens ne se laissent pas abattre et je sais qu’ils ont le goût de l’aventure », conclut M. Friggstad.

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