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    L’agriculture, plus que jamais

Tout savoir sur les hormones en un tour de main

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Il y a tant de fausses informations circulant sur l’agriculture et le système alimentaire que, pour de nombreuses personnes, la simple mention du mot « hormone » suscite des préoccupations quant à la salubrité et la qualité des aliments. Mais combien de consommateurs connaissent vraiment le rôle que jouent les hormones dans la production alimentaire d’aujourd’hui?

Nous avons préparé des messages pour vous aider à répondre à certains mythes répandus au sujet de l’utilisation d’hormones.

Utilisation d’hormones dans les productions avicoles et porcines

Réalité : Au Canada, les hormones sont seulement permises dans la production bovine.

Importance de ce fait : L’un des mythes les plus répandus concerne l’utilisation d’hormones chez les volailles et les porcs. En particulier, de nombreux consommateurs croient à tort que l’augmentation de la taille des poulets au fil des ans est due à l’utilisation d’hormones.

Message d’agbassadeur : Les poulets, les dindons, les poules pondeuses et les porcs ne reçoivent jamais d’hormones. Au contraire, les agriculteurs ont appris à sélectionner les animaux en fonction de leur génétique et ils ont amélioré la nutrition animale, ce qui permet à ces animaux d’élevage de croître plus efficacement sans avoir recours aux hormones.

Étiquetage « Sans hormones »

Réalité : Le bœuf sans hormone n’existe pas.

Importance de ce fait : Une rapide recherche en ligne sur les hormones suffit pour comprendre pourquoi les étiquettes et les mentions de bœuf sans hormones peuvent porter à confusion. Selon l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), l’allégation « sans hormones » pour tout produit de viande, de volaille et de poisson n’est pas seulement considérée comme trompeuse, mais également comme inacceptable.

Message d’agbassadeur : Les hormones sont naturellement présentes chez les humains, les animaux et les plantes, peu importe ce qu’ils consomment. Pour cette raison, aucun produit de viande, de volaille ou de poisson n’est considéré comme étant exempt d’hormones, et de telles affirmations sont considérées comme inexactes. Qui plus est, la différence de taux d’hormones entre le bœuf biologique et celui issu de l’agriculture conventionelle est négligeable.

Impacts sur la santé humaine

Réalité : Il n’existe aucune preuve que les hormones données aux bovins de boucherie sont nocives pour la santé humaine.

Importance de ce fait : Malgré des études approfondies démontrant que l’utilisation d’hormones est sécuritaire, de nombreuses personnes croient que les hormones de croissance présentes dans le bœuf sont responsables de maladies et de problèmes de développement graves chez les enfants.

Message d’agbassadeur : Offrir des produits sains et sécuritaires aux consommateurs fait partie des plus grandes priorités des producteurs canadiens. D’importantes autorités de la santé attestent que l’utilisation d’hormones dans la production bovine telle que prescrite constitue une pratique sécuritaire qui n’est pas nocive pour la santé humaine. En fait, de nombreux aliments contiennent un taux d’hormones beaucoup plus élevé que le bœuf. (Une seule portion de chou contient une quantité équivalente d’estrogènes que plus de 1 000 portions de bœuf produit à l’aide d’hormones.)

Utilisation d’hormones dans la production laitière

Réalité : L’utilisation d’hormones de croissance dans la production laitière n’est pas autorisée au Canada.

Importance de ce fait : Alors que l’utilisation de la somatotrophine recombinante, une hormone de croissance qui accroît la production de lait, est autorisée dans certains pays, la vente de cette hormone demeure interdite au Canada. Cette situation est une source de confusion pour les consommateurs.

Message d’agbassadeur : Les normes canadiennes de qualité et de salubrité du lait sont parmi les plus strictes du monde. Grâce à l’amélioration génétique et aux percées technologiques, les producteurs laitiers canadiens ont réussi à accroître la production et à maintenir la qualité sans avoir recours aux hormones.

Les hormones sont nocives pour l’environnement

Réalité : L’utilisation d’hormones a des bienfaits prouvés pour l’environnement.

Importance de ce fait : Les opposants aux hormones affirment que les stimulateurs de croissance ont des conséquences négatives pour l’environnement. Beaucoup ne réalisent pas que l’utilisation d’hormones permet de produire du bœuf en utilisant moins de ressources, ce qui aide à réduire l’empreinte écologique globale du secteur bovin.

Message d’agbassadeur : La gérance de l’environnement est un élément crucial de l’industrie agricole canadienne. Les hormones jouent un rôle important en permettant aux agriculteurs de produire plus de bœuf avec moins de ressources, ce qui réduit l’impact environnemental de l’élevage. Sans hormones, il faudrait 10 % plus de bovins, 10 % plus de terres et 7 % plus de carburant pour produire la même quantité de bœuf que celle produite actuellement au Canada, ce qui entraînerait une augmentation de 10 % de fumier et de gaz à effet de serre produits par les bovins de boucherie.

Pour en savoir plus :

Québec Science – La viande aux hormones

La vérité au sujet de l’agriculture (page 31)

Santé Canada – Stimulateurs de croissance hormonaux

Les Producteurs de poulet du Canada – Interdiction de l’utilisation d’hormones dans la production de poulets canadiens

Canada Beef – Understanding Beef: Hormones and Other Growth Promotants (en anglais seulement)

Qualité des produits (Les Producteurs laitiers du Canada) – Vaches et Hormones

Boeuf Québec – L’empreinte écologique de la production bovine

Bœuf Québec – Q & R sur la production conventionnelle de bœuf canadien

McGill University (Office for Science and Society) – Hormones in Cattle (en anglais seulement)

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