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Quatre choses à savoir au sujet des pesticides et des aliments

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Lutter contre les organismes nuisibles fait partie intégrante de l’agriculture. Il est important que les producteurs agricoles aient accès à divers outils, y compris les pesticides, pour protéger l’approvisionnement alimentaire contre les mauvaises herbes, les insectes et les maladies. Pourtant, avec toute l’information erronée qui circule à propos des pesticides, les consommateurs perçoivent parfois les pesticides comme étant un risque pour la santé plutôt qu’un outil qui aide à assurer la disponibilité d’une grande variété de produits alimentaires salubres, sains et abordables.

Nous avons préparé des messages pour vous aider à réfuter certains mythes répandus au sujet des pesticides.

Règlements sur les pesticides

Mythe : La surveillance pour assurer l’innocuité des pesticides est limitée et les produits antiparasitaires ne sont pas suffisamment testés avant d’être homologués.

Fait : Les pesticides sont strictement réglementés au Canada.

Réalité : Le Canada a un processus d’évaluation des pesticides parmi les plus rigoureux au monde. Avant d’approuver un pesticide pour la vente et l’utilisation au Canada, l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada effectue une évaluation scientifique rigoureuse, laquelle comprend plus de 200 études d’impacts sur la santé et sur l’environnement. La recherche et le développement d’un nouveau pesticide jusqu’à sa commercialisation prennent en moyenne plus de 10 ans. En outre, les pesticides homologués sont régulièrement réévalués pour assurer qu’ils respectent les plus récentes normes scientifiques.

Limites de résidus

Mythe : De nombreux aliments non biologiques vendus en épicerie contiennent beaucoup de résidus de pesticides

Fait : Les limites de résidus de pesticides sont fixées bien en deçà des niveaux qui représenteraient un risque.

Réalité : Santé Canada établit les quantités acceptables de résidus de pesticides qu’une personne pourrait consommer bien en deçà des quantités pouvant être préoccupantes pour la santé (de l’ordre de 100 à 1 000 fois inférieures aux limites sécuritaires). La technologie moderne permet également aux scientifiques de mesurer d’infimes quantités de résidus de pesticides; la détection d’un résidu n’est donc pas nécessairement inquiétante pour la santé.

Aliments biologiques et issus de l’agriculture classique

Mythe : Les fermes biologiques n’utilisent pas de pesticides; par conséquent, les aliments qu’elles produisent sont plus sains que les aliments produits par des méthodes classiques.

Fait : Les aliments biologiques et ceux issus de l’agriculture classique doivent satisfaire aux mêmes normes de salubrité. Comme le précise Santé Canada, rien n’indique que les aliments biologiques sont plus sûrs pour la santé que ceux des fermes classiques.

Réalité : Tous les agriculteurs, quelles que soient leurs méthodes de production, luttent contre les organismes nuisibles qui peuvent ravager leurs cultures. Les producteurs biologiques ont le droit d’utiliser des pesticides de source naturelle pour traiter leurs cultures. Et tout comme les aliments produits par des méthodes classiques, les aliments biologiques sont testés afin de déceler la présence de résidus de pesticides. Qu’on choisisse d’acheter des aliments biologiques ou issus de l’agriculture classique, on a l’assurance que les produits sont sûrs et sains.

Pesticides et pollinisateurs

Mythe : Les pesticides déciment les populations d’abeilles

Fait : Le secteur agricole s’efforce activement de protéger les pollinisateurs.

Réalité : Les agriculteurs et les apiculteurs sont interdépendants. D’une part, les apiculteurs comptent sur les agriculteurs pour produire des cultures afin que leurs abeilles puissent récolter le nectar et, d’autre part, les agriculteurs comptent sur les apiculteurs pour fournir les abeilles qui aident à polliniser leurs cultures. Bien que les statistiques indiquent que les populations d’abeilles domestiques au Canada ont atteint des niveaux record, il est important de prendre des mesures pour assurer le maintien de cette tendance à long terme et les agriculteurs canadiens sont certainement déterminés à collaborer. Pour protéger les pollinisateurs, les producteurs adoptent de meilleures pratiques à la ferme, comme la plantation de zones naturelles de butinage et l’utilisation de technologies à taux variable et de traitements de semences afin que les pesticides soient utilisés seulement aux endroits où ils sont vraiment nécessaires. Ces pratiques réduisent le risque d’exposition aux pesticides et soutiennent également les habitats de pollinisateurs.

Pour en savoir plus :  

Agence Science-Presse – Palmarès des pesticides : 4 choses à savoir

All About Food – Les faits sur les pesticides au Canada

Association canadienne de la distribution de fruits et légumes – Pesticides

Association canadienne de la distribution de fruits et légumes – Série Faits Frais pour le secteur

Conseil canadien du Canola – Abeilles et canola (vidéos en anglais seulement)

CropLife Canada

CropLife Canada – Aider le Canada à croître

La vérité au sujet de l’agriculture

Précieuses Abeilles

Santé Canada – Décision de réévaluation, Glyphosate

Santé Canada – Pesticides et lutte antiparasitaire : Foire aux questions

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