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    L’agriculture, plus que jamais

Profil d’une agbassadrice : Danielle Lee

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Une agbassadrice d’expérience

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Danielle Lee parle positivement d’agriculture depuis sa tendre enfance. Elle exerce l’agriculture avec sa famille (surtout avec sa mère, Debbie) dans l’exploitation Rockyview Farm, à Springbank, tout près de Calgary, en Alberta. D’abord une exploitation de vaches laitières Jersey, cette ferme centenaire est maintenant une exploitation d’élevage-naissage commerciale et possède un petit troupeau de moutons. La famille de Danielle a reçu en 2015 le prix BMO Farm Family Awards.

Danielle siège au conseil d’administration de la Table pancanadienne de la relève agricole à titre de représentante de l’Alberta, de la Colombie-Britannique et du Yukon. Elle a été membre bénévole de nombreux comités par le passé, notamment certains comités agricoles liés au Stampede de Calgary.


Que signifie être agbassadrice pour vous?

À mon avis, quiconque contribue à présenter les facettes positives de l’agriculture est une agbassadrice ou un agbassadeur. Je crois qu’il existe de multiples façons de parler en bien de l’agriculture, et que toutes sont nécessaires. Je fais de l’agripromotion parce que j’en ai fait toute ma vie, sans savoir que ça s’appelait ainsi. J’ai toujours été agbassadrice; on peut dire que c’est dans mes gènes!)

Qu’est-ce qui vous a motivée à être agbassadrice?

Depuis un très jeune âge, j’ai participé à des programmes de sensibilisation à l’agriculture pour le Stampede de Calgary et dans sa région, notamment au Aggie Days (un programme de sensibilisation à l’agriculture mené par des bénévoles à l’intention des écoliers et du public dans la région de Calgary). C’est ma mère qui a ouvert le bal dès le début de l’événement, il y a environ 30 ans, en y emmenant des veaux, puis des vaches pour faire des démonstrations de traite. J’ai passé beaucoup d’heures dans les enclos, à faire entrer les jeunes pour voir les veaux et en entendre parler. Plus grande, j’ai commencé à aider ma mère dans les démonstrations de traite. Aujourd’hui, c’est moi qui parle et ma mère qui fait la traite!

Pendant de nombreuses années, ma mère et moi avons fait des démonstrations de traite et des expositions de bovins laitiers lors de divers événements de sensibilisation à l’agriculture et des foires agricoles un peu partout dans la province, comme au Farmfair et au Klondike Days d’Edmonton; au Aggie Days de Lethbridge et au Stampede de Medicine Hat.

Comment racontez-vous l’histoire de l’agriculture?

Je fais de l’agripromotion principalement en personne.

Lorsque j’ai fréquenté l’école à Calgary, j’ai eu beaucoup d’occasions d’y parler d’agriculture. Au premier cycle de l’école secondaire, nous devions faire des présentations orales, et les miennes portaient sur la ferme. Une année, j’ai emmené un agneau et j’ai parlé des moutons. L’année suivante, j’ai fait connaître les bovins et les chevaux miniatures à la classe, en emmenant à nouveau de vraies bêtes.

Notre ferme étant près de la ville, nous avons emmené nos animaux à de nombreux événements comme les déjeuners du Stampede, à des écoles et à des foires communautaires. Étant donné que notre bétail est diversifié, nous pouvons parler des différents aspects de l’agriculture. Nous avons fait des panneaux qui indiquent ce que les vaches mangent, qui précisent le moment de leur première mise bas ou qui font la distinction entre les différentes races, parce que beaucoup de gens ne posent pas de questions, mais lisent les panneaux.

Chaque été, nous prêtons un bœuf, une brebis et des agneaux pour l’espace agricole du Heritage Park de Calgary, aux fins des programmes de camps de jour pour enseigner aux visiteurs l’histoire de l’agriculture dans la grande région de Calgary.

Par ailleurs, j’ai commencé très jeune à accorder des entrevues aux médias; j’en ai fait des centaines. C’est un excellent moyen de parler d’agriculture et d’élevage à un large auditoire. Les représentants des médias sont toujours attirés par des animaux vivants, et aiment particulièrement poser des gestes concrets, comme essayer de traire une vache à la main.

Il y a quelques années, j’ai eu l’occasion fantastique de commencer à siéger au conseil d’administration de la Table pancanadienne de la relève agricole. J’ai assisté à des conférences, à des réunions et même à des événements aux États-Unis afin de promouvoir l’agriculture canadienne. Je pense qu’il est tout aussi important de parler à nos pairs de l’industrie agricole canadienne et de notre façon de faire les choses dans nos fermes.

J’ai aussi ouvert des comptes sur Twitter et Instagram, et j’y ai publié des photos de notre ferme. J’ai toujours du plaisir à répondre aux questions des gens, mais je trouve que certains sont vraiment sur la défensive et même parfois carrément méchants, parce qu’ils sont derrière l’écran. Pour ma part, je préfère parler aux gens en personne.

Qu’avez-vous appris?

On est parfois confronté à des gens dont les croyances sur l’élevage et l’agriculture sont divergentes. Avant, les gens qui n’écoutaient pas ce qu’un agriculteur disait ou ne le croyaient pas me dérangeaient. J’ai appris à investir mes efforts dans les consommateurs qui veulent écouter et apprendre. Certaines personnes ont des opinions tranchées et ne changeront pas d’avis, et nous ne devrions pas perdre notre temps avec eux.

J’ai également appris à personnaliser mes démonstrations afin de répondre aux questions courantes et de dissiper les mythes. Par exemple, lorsque je fais une démonstration sur la traite, j’explique qu’au Canada, le lait ne contient pas d’hormones ajoutées ou d’antibiotiques.

Quel conseil donneriez-vous aux autres agbassadeurs?

N’oubliez jamais à qui vous vous adressez et choisissez soigneusement vos mots. Dans le domaine agricole, nous utilisons beaucoup d’acronymes et nous connaissons le jargon, mais ce n’est pas le cas des consommateurs. Il est préférable d’expliquer les choses comme si l’on parlait à un groupe d’enfants; ainsi, on évite que les gens partent sans avoir compris un mot. Et n’oubliez pas : toutes les questions sont bonnes.

J’ai été déstabilisée à quelques reprises en direct à la télévision ou à la radio par des questions déconcertantes, mais il est toujours important de bien préparer ses principaux sujets à aborder et de ramener la conversation à ceux-ci. Dans la mesure du possible, avant de commencer l’entrevue, parlez brièvement de vos animaux et de votre ferme à l’interviewer. Cela lui donne des idées et l’aide à orienter l’entrevue de manière positive.

Je pense que les gens doivent se sentir à l’aise dans ce qu’ils font. Les médias sociaux ne sont pas un passage obligé. Ils peuvent faire de l’agripromotion de diverses façons, qu’il s’agisse d’en parler en personne, d’avoir un stand ou de faire une démonstration lors d’un événement ou encore, d’appuyer d’autres agbassadeurs.


Danielle a résumé sa riche expérience à titre d’agbassadrice en disant que les membres de l’industrie agricole doivent se soutenir. « Comme je sais que d’autres personnes font la promotion de l’industrie agricole canadienne, je suis convaincue que son avenir est prospère. Il est encourageant de savoir que je ne suis pas la seule à parler positivement d’agriculture », conclut-elle. L’avenir est assurément plus reluisant lorsqu’on sait qu’il existe des agbassadrices engagées comme Danielle.

Pour trouver Danielle : Twitter et Instagram : @deleeag

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