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    L’agriculture, plus que jamais

Profil d’agbassadrice : Becky Parker

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Une enseignante met ses compétences et sa passion au service de l’éducation en agriculture.

Becky familyFaisant partie de la septième génération à grandir sur la ferme familiale, une ferme d’élevage mixte située près de Guelph, en Ontario, Becky Parker a l’agriculture dans le sang. Sa passion pour l’industrie est ce qui l’a poussée à entreprendre une maîtrise en éducation.

Becky a reçu une bourse de Nuffield Canada en 2015 et elle a axé ses recherches sur l’éducation en agriculture. Être une agbassadrice est tout naturel pour Becky, elle qui a passé beaucoup de temps à étudier les liens qui existent entre des groupes de l’industrie et des organisations engagées dans le développement des jeunes, comme les cercles 4-H et le système scolaire traditionnel.

Maintenant, Becky occupe le poste de stratège, Projets et partenariats chez AgScape (anciennement Ontario Agri-Food Education). Elle et son mari habitent dans la région de l’Okanagan, en Colombie-Britannique.


Que signifie être agbassadrice pour vous?

« Les gens s’intéressent à ce que vous dites à partir du moment où vous vous intéressez à eux » [traduction libre]. Cette citation de Theodore Roosevelt m’inspire depuis des années. Pour moi, être une agbassadrice signifie prendre position pour l’agriculture, en faisant preuve d’honnêteté et en partageant ma passion. Il ne fait aucun doute que nous devons communiquer les faits et déboulonner les mythes. Cette prise de position personnelle et passionnée est le dénominateur commun chez tous les agbassadeurs.

Qu’est-ce qui vous a poussée à devenir agbassadrice?

Je fais partie de la septième génération qui a grandi sur la ferme familiale, mais j’ai toutefois choisi de faire carrière en enseignement plutôt qu’en agriculture. Lorsque j’enseignais, j’étais abasourdie par le manque de connaissances sur l’agriculture et sur l’alimentation des jeunes.

J’avais vraiment l’impression que la plupart des jeunes avaient peu de liens avec l’agriculture et qu’ils n’étaient pas reconnaissants pour les produits agroalimentaires qui font partie de leur vie.

Lorsque je donnais des cours sur l’agriculture et l’alimentation, j’étais stimulée par l’enthousiasme et l’engouement des jeunes. C’était comme s’ils avaient eu une révélation et c’est ce qui m’a poussée à me concentrer sur l’éducation en agriculture et sur l’agripromotion.

Le grand public doit avoir des connaissances de base et une compréhension du secteur agroalimentaire du Canada.

Comment communiquez-vous la vraie histoire de l’agriculture?

Je raconte l’histoire de l’agriculture de trois façons. Tout d’abord, je le fais dans le cadre de mon travail. Puisque je travaille chez AgScape (www.oafe.org, en anglais seulement), j’ai souvent l’occasion de raconter mon histoire. Je travaille sans relâche à l’élaboration de programmes et de ressources qui aident les gens à mieux comprendre l’agriculture et l’alimentation, qui développent leur pensée critique et qui favorisent le dialogue.

Ensuite, je raconte mon histoire dans les médias sociaux. J’adore le faire, particulièrement sur Twitter, que ce soit en partageant des photos d’agneaux prises à la ferme, des plantes de mon jardin ou de la nourriture qui se trouve dans mon assiette. Parfois, je communique simplement un fait ou j’aborde un mythe sur l’agriculture ou sur l’alimentation que j’ai entendu. Pour moi, Twitter est le meilleur moyen de raconter mon histoire, puisque nous pouvons simplifier les choses et les rendre accessibles. J’exprime aussi mes pensées au moyen de mon blogue, qui s’intitule Lessons of the Land (en anglais seulement).

Enfin, je raconte l’histoire de l’agriculture dans le cadre de conférences. Depuis que j’ai reçu une bourse de Nuffield Canada, j’ai eu le privilège de donner des présentations devant plusieurs groupes sur mes voyages et mes recherches dans le domaine de l’éducation en agriculture. J’aime raconter mon histoire et mon point de vue sur les façons dont l’industrie agricole pourrait mieux interagir avec les jeunes et le grand public.

Qu’est-ce qui fonctionne bien?

En juin, j’ai écrit un billet de blogue présentant des façons de s’attaquer aux stéréotypes sur l’agriculture (en anglais seulement). J’ai demandé aux gens d’afficher une photo d’eux-mêmes dans les médias sociaux, de parler de leur travail et d’utiliser le mot-clic #IWorkInAg. Je voulais changer l’image qu’on se fait des carrières en agriculture et montrer la diversité des gens qui œuvrent dans l’industrie. C’était facile à faire, alors plusieurs personnes ont relevé le défi. Le mot-clic continue d’être utilisé.

Vous pouvez lire mon blogue, jetez un coup d’œil au reportage de la CBC et utilisez le mot-clic.

Comment pouvons-nous faire la promotion des carrières en agriculture auprès des jeunes?

Dans le cadre des expériences que j’ai menées grâce à la bourse de Nuffield Canada, j’ai tenté de faire en sorte que davantage de gens – particulièrement la génération Z – choisissent une carrière en agriculture. L’industrie agricole a du chemin à parcourir afin d’intéresser la génération Z et voici trois choses que nous pouvons faire :

1) Offrir des expériences

Organisez des visites de vos exploitations, de vos bureaux et de vos entreprises à l’intention des jeunes. Ils ont besoin de pouvoir constater ce qu’une carrière en agriculture peut leur offrir et décider si cela leur convient. Vous pouvez tout simplement organiser une réunion d’un cercle 4-H ou permettre à un jeune de vivre une expérience de jumelage pour une journée. Vous pouvez aussi vous engager à plus long terme en offrant à un jeune de faire un stage à la ferme. Communiquez avec un représentant de votre école secondaire locale et dites-lui que vous êtes enthousiaste à l’idée d’accueillir des jeunes dans votre entreprise.

2) Devenir un mentor

Cherchez des occasions de faire du mentorat auprès des jeunes, que ce soit en devenant le leader d’un cercle 4-H ou en embauchant un stagiaire. Il est important pour les jeunes de pouvoir compter sur de véritables mentors qui peuvent leur donner des conseils et avoir une influence positive sur leur choix de carrière.

3) Partager les raisons pour lesquelles nous aimons notre emploi

Presque tous les intervenants en agriculture que j’ai rencontrés aiment leur travail. Nous devons parler positivement aux jeunes des aspects extraordinaires de l’industrie. Qu’est-ce qui vous inspire au sujet de votre travail et de l’industrie? Communiquez-le afin d’inspirer les autres.

Quel conseil donneriez-vous aux autres agbassadeurs?

1) Ne ratez jamais une occasion de vous exprimer positivement à l’égard de l’agriculture.

Nous vivons dans un monde où l’accès à l’information est presque illimité et où l’information disponible est souvent inexacte. Combien de fois avez-vous entendu quelqu’un énoncer quelque chose d’inexact sur l’alimentation ou sur l’agriculture? Qu’avez-vous dit? Si vous n’avez rien dit, combien d’autres personnes entendront ces informations fautives? Exprimez-vous.

2) Considérez l’agripromotion comme un travail sérieux.

Ayez des cartes professionnelles sur vous et invitez les gens à communiquer avec vous afin de discuter d’alimentation et d’agriculture.

3) Demeurez positif

Selon L’agriculture, plus que jamais, être un agbassadeur signifie améliorer activement les perceptions à l’égard de l’agriculture. Demeurez positif et discutez des raisons pour lesquelles vous aimez l’agriculture et combien vous vous préoccupez de votre terre et de vos animaux. C’est beaucoup plus amusant que de réfuter des arguments sur les OGM ou les hormones. Nous travaillons au sein de la plus grande et de la plus importante industrie. Montrons à quel point nous sommes fiers et optimistes quant à son avenir.


Becky a pris un engagement d’envergure envers l’éducation en agriculture lorsqu’elle a quitté le domaine de l’enseignement pour se consacrer à raconter l’histoire de l’agriculture au Canada. Dans son blogue, Becky énonce un objectif impressionnant, celui de sensibiliser les gens aux enjeux nationaux et internationaux liés à l’industrie agricole.

Les objectifs qu’elle souhaite accomplir grâce à la bourse que lui a remise Nuffield Canada ne sont pas moins ambitieux : elle veut s’assurer que l’industrie est dotée d’employés qui veulent faire bouger les choses et changer le monde. Grâce au travail qu’elle accomplit personnellement et professionnellement, c’est exactement ce qu’elle fait.

Suivez Becky sur Twitter (@becky_parker_2) et sur Instagram (@lessonsoftheland) et lisez son blogue (www.lessonsoftheland.com).

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