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    L’agriculture, plus que jamais

Le rêve de Kim Waalderbos se réalise

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Toute petite, Kim Waalderbos savait déjà que lorsqu’elle serait grande, elle aurait une ferme laitière. Dès sa prime adolescence, elle a commencé à mettre de l'argent de côté et à planifier en vue de ce qui prend actuellement forme – la création d'une ferme laitière au Nouveau–Brunswick avec son ami de cœur David deVries.

Kim Waalderbos

Kim Waalderbos

Ayant grandi avec ses deux sœurs à la ferme laitière de ses parents en Nouvelle–Écosse, elle a compris très tôt que l’agriculture était un domaine où la discrimination sexuelle n’avait pas sa place. « Mon père nous expliquait que nous pouvions tout faire; il nous faudrait peut–être être plus ingénieuses, mais nous n’aurions pas besoin de travailler plus dur, car nous n’étions pas aussi robustes que les hommes », déclare Kim.

Lorsque certains enfants d’agriculteurs souhaitent créer leur propre exploitation, ils commencent par travailler avec leurs parents après le secondaire ou le collège. Cependant, pour les parents de Kim, il n’était pas question de discuter de la succession de la ferme avec aucune de leurs filles au sortir du secondaire. « Nos parents nous ont encouragées à poursuivre notre formation ou à travailler pour quelqu’un d’autre et à voir le monde au–delà des frontières de notre ferme », explique Kim.

Durant cette période, Kim est partie en Ontario étudier les sciences laitières et les communications à l’Université de Guelph. Cet interlude de quatre ans s’est quelque peu prolongé puisqu’elle a continué sur sa lancée pour obtenir une maîtrise en sciences laitières et travailler quelques années dans l’industrie des communications agricoles.

Cependant, elle n’a jamais quitté des yeux son objectif à long terme. David et elle ont établi un plan d’entreprise, se sont entourés d’une solide équipe de conseillers et de prêteurs et ont récemment acheté l’exploitation laitière d’une famille d’agriculteurs qui déménageait. Cet été, ils commenceront à traire 24 vaches à leur ferme « Takes Two Farm », à Upper Hainesville, au Nouveau–Brunswick, et à cultiver leurs propres terres et quelques terres louées, 135 acres au total.

Kim travaillera à plein temps à la ferme et David continuera de travailler pour une entreprise d’équipement de traite. « D’habitude, c’est moi qui partait travailler à l’extérieur », déclare Kim. « Mais, cette fois, nous faisons les choses un peu différemment dans le but d’agrandir suffisamment notre exploitation pour pouvoir y travailler tous les deux à plein temps. »

Le Programme de prêts aux agriculteurs débutants des Producteurs laitiers du Nouveau–Brunswick a retenu leur candidature et ils ont pu obtenir ainsi l’utilisation de 12 kg de quotas de soutien pour un maximum de cinq ans. « Ce programme sert à aider les jeunes agriculteurs à accroître leur revenu à court terme sans contracter de dettes supplémentaires et à échapper, ainsi, au scénario de l’exploitant de ferme laitière riche en actif et pauvre en liquidités », explique Kim.

Elle a souvent croisé des personnes sceptiques, d’autres lui faisant part de leurs doutes concernant les jeunes, surtout les jeunes femmes, qui se lancent dans l’élevage laitier. Elle ne les a, à l’évidence, pas écoutées et, à force de volonté, de planification et de soutien de la part de ses amis et de sa famille, son rêve est en train de devenir réalité. « Nous avons fait les recherches nécessaires et savons dans quoi nous nous engageons »,s’empresse–t–elle de souligner.

 

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