• Auteur
    Erin Kelly
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    Ottawa, Ontario
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    Erin est écrivaine, blogueuse, partisane de la virgule d’Oxford, et adepte de mots. Ex-journaliste et spécialiste des communications pour la Fédération canadienne de l’agriculture, elle a récemment démarré Pen to Paper, un cabinet de rédaction. Elle est souvent à son clavier, un chat sur les cuisses.

L’agriculture canadienne racontée

Publié le

Le Jour de l’agriculture canadienne est l’occasion de célébrer une industrie dynamique et de favoriser les conversations dans le but de conscientiser les consommateurs à propos de leurs aliments

Au cours des 40 prochaines années, l’homme devra produire plus d’aliments qu’il ne l’a fait pendant les 10 000 dernières années.

C’est un fait qui suscite l’étonnement (et j’ai pris soin de relire les notes deux fois lorsque je l’ai entendu).

C’est également un rappel brutal que nous devrons nourrir neuf milliards de personnes sur la planète d’ici 2050. Mais comme l’a dit Michael Hoffort, président directeur général de Financement agricole Canada, dans son allocution lors du tout premier Jour de l’agriculture canadienne le 16 février, ce défi représente une occasion pour le Canada.

« Nous avons l’occasion de transformer le Canada en une superpuissance du secteur agroalimentaire », a-t-il expliqué.

Michael Hoffort, président directeur général de Financement agricole Canada, a affirmé aux participants des célébrations du Jour de l’agriculture canadienne à Ottawa que « les membres de l’industrie devaient s’unir et parler d’une seule voix au nom de l’industrie. »

Monsieur Hoffort a cependant précisé que pour y parvenir, nous devrons encourager les gens à parler davantage de l’industrie agricole dynamique du Canada et à resserrer les liens entre les consommateurs et les producteurs. D’où l’importance d’introduire le Jour de l’agriculture canadienne, une occasion pour les acteurs de l’industrie agricole et agroalimentaire de célébrer ensemble les aliments et les gens qui les produisent. Après tout, il y a tant de raisons d’être fier de cette industrie : l’abondance d’aliments sains et facilement accessibles, les innovations révolutionnaires, la contribution importante de l’industrie au produit intérieur brut et les emplois qu’elle procure à plus de 2,3 millions de Canadiens. Toutefois, puisque moins de trois pour cent des Canadiens occupent un emploi lié à l’agriculture de nos jours, la plupart des gens ne sont pas au courant de ces faits. C’est pourquoi il appartient aux acteurs de l’industrie de la promouvoir et d’aider les consommateurs à être plus conscients de la provenance de leurs aliments.

« Nous ne parlons pas assez des aliments que nous produisons au Canada », a affirmé M. Hoffort.

« Le témoignage de gens qui travaillent en agriculture ou dans un domaine connexe est beaucoup plus fiable qu’Internet pour connaître la véritable histoire de l’industrie », a expliqué M. Hoffort après son allocution. L’agriculture n’a pas toujours été représentée correctement et fidèlement. Ceux qui la vivent de près, qui en sont passionnés et qui la connaissent bien ont donc la chance de prendre la parole afin de mettre nos consommateurs en confiance. Parce qu’au Canada, nos aliments sont excellents. »

Nourrir la population mondiale en expansion rapide comporte des obstacles. De l’avis de nombreux producteurs présents lors des célébrations du Jour de l’agriculture canadienne à Ottawa, l’obstacle principal sera de produire plus avec moins.
« (Les agriculteurs doivent apprendre à) pratiquer l’agriculture par pouce carré plutôt que par mille carré », a affirmé Lane Stockbrugger, copropriétaire de LD Stockbrugger Farms, qui participait lors de l’événement à une table ronde composée de représentants de l’industrie.

Je n’ai pas été surprise d’entendre que l’adoption de nouvelles technologies sera essentielle pour surmonter bon nombre des défis qui confrontent l’industrie. Mais Zenia Tata, de XPRIZE, a développé davantage cette idée en expliquant que la révolution numérique en cours change la donne et aura pour effet de restructurer la façon dont les aliments seront produits.

« Vous voulez travailler dans une ferme? Étudiez la biologie. Vous voulez être agriculteur? Étudiez la robotique, a-t-elle dit, ajoutant plus tard à l’intention des jeunes participants : Vous êtes tous de futurs entrepreneurs. N’oubliez pas que jusqu’au jour qui la précède, une grande découverte n’est qu’une idée absurde. »

La prochaine génération

Bien entendu, on ne peut se préoccuper de l’avenir de l’agriculture sans parler des jeunes d’aujourd’hui. À en juger par la fébrilité de ceux qui assistaient aux célébrations du Jour de l’agriculture canadienne à Ottawa, l’industrie est entre de bonnes mains.

Je n’étais pas la seule à remarquer leur enthousiasme. John Betts, président et chef de la direction de McDonald’s Canada, en a d’ailleurs parlé pendant une pause : « Je suis convaincu que si nous transmettons le bon message et que nous mobilisons l’énergie des jeunes qui veulent faire quelque chose d’utile et d’éthique, une grande partie du travail s’accomplira de façon toute naturelle. »

Et qui de mieux que nos jeunes pour diffuser le bon message? Les participants d’une table ronde qui avait lieu durant le Jour de l’agriculture canadienne, composée d’étudiants d’un peu partout au Canada, ont encouragé leurs pairs à user de leur créativité et de leur imagination pour façonner l’avenir de l’agriculture.

« Les jeunes veulent améliorer les choses. Nous voulons parler de ce qui nous passionne. Nourrir neuf milliards de personnes d’ici 2050, c’est notre défi », a déclaré Cameron Choquette, l’animateur de la table ronde, qui étudie à l’Université de la Saskatchewan. Donc, si vous avez une idée, mettons-la à exécution. »

Et maintenant?

Le Jour de l’agriculture canadienne est une importante occasion de célébrer les réussites et parler de l’avenir de l’industrie, mais la promotion de l’agriculture ne doit pas se limiter à une seule journée.

L’enthousiasme exprimé ce jour-là doit se poursuivre toute l’année par le biais de conversations à propos des aliments de notre pays et des personnes qui les produisent. Quiconque participe de près ou de loin à l’industrie agricole ne doit pas hésiter à raconter son histoire; chacune est utile. Si vous êtes passionné par l’agriculture, criez le sur tous les toits (pas littéralement, mais vous comprenez ce que je veux dire). Que ce soit sur les médias sociaux, dans les salons agricoles ou tout simplement à l’épicerie, prenez part à la conversation en invitant les consommateurs à vous poser des questions et en leur faisant part de votre façon de voir les choses.

Parce que personne ne peut raconter l’histoire de l’agriculture mieux que ceux et celles qui la pratiquent.

« L’histoire de l’agriculture canadienne est positive, a affirmé M. Hoffort. Je crois sincèrement que plus nous en parlerons, plus d’autres personnes voudront en faire partie. »

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