• Auteur
    Robin Galey
  • Lieu
    Calgary, Alberta
  • Bio

    Robin Galey est rédactrice pigiste spécialisée en agriculture.

La vie est meilleure grâce aux 4-H

Publié le

Depuis cent ans, des parents s’investissent et inscrivent leurs enfants dans des cercles 4-H partout au Canada. Et les raisons sont   nombreuses : les cercles 4-H locaux animés par des bénévoles offrent aux jeunes, âgés de 6 à 25 ans, l’occasion d’apprendre et de faire de nouvelles expériences.

Charity Mills a été membre des 4-H et a adoré son expérience. « Mes frères faisaient déjà partie des 4-H et j’avais hâte de faire comme eux. Je voulais moi aussi participer au concours de veaux comme le faisaient les autres membres de ma famille », se souvient-elle.

Après avoir remporté le Grand Prix de son cercle, Mme Mills a participé à un programme d’échange au Manitoba et a occupé des postes de direction. « Mes parents nous ont toujours dit que les cercles ne pouvaient pas fonctionner sans l’apport des bénévoles aux postes de direction. C’était une importante caractéristique de notre cercle 4-H : chacun se devait de mettre la main à la pâte », dit-elle.

Aujourd’hui, Mme Mills et ses enfants sont membres des 4-H. Mme Mills a été leader et leader adjointe du Cercle bovin et apporte son aide au Cercle équin.

Le Cercle équin de Lanigan, en Saskatchewan, a été mis sur pied il y a quatre ans lorsque Morgan, la fille de Mme Mills, a manifesté son intérêt. « Morgan voulait démarrer un projet sur les chevaux au sein de notre Cercle bovin; nous avons donc organisé une réunion. Les enfants se sont présentés en si grand nombre qu’ils ont décidé de démarrer leur propre cercle », raconte Mme Mills.

Sue Bernauer est leader du Cercle équin de Lanigan depuis le tout début. Mme Bernauer a grandi sur une ferme située au sud de Battleford, en Saskatchewan, où les travaux occupaient trop de son temps pour qu’elle puisse faire partie d’un cercle 4-H. C’est pourquoi elle est heureuse de pouvoir offrir cette possibilité aux enfants de sa collectivité.

« Lorsque j’étais enfant, j’adorais les chevaux. J’ai supplié mes parents pendant cinq ans avant qu’ils acceptent finalement de m’acheter un cheval. Ma fille Jenna adore les chevaux tout autant que moi. Nous faisons cette activité ensemble et c’est très agréable », raconte Mme Bernauer.

Dans les cercles bovin et équin, les enfants n’apprennent pas qu’à donner des soins appropriés aux animaux. Ils apprennent aussi à développer des habiletés fondamentales comme le sens des responsabilités, l’art oratoire, le travail d’équipe et la prise de décision de même que des compétences en affaires comme la tenue des registres de leurs animaux.

« Un cercle 4-H est dirigé par ses membres et non par les parents. Ils prennent les décisions et assument des responsabilités au sein de la direction. Ils découvrent qu’il y a du travail à abattre, mais que le travail apporte aussi son lot de récompenses », explique Mme Bernauer.

Dans le cas de Mme Mills, parler en public, être juge de concours et occuper un poste de direction la rendaient nerveuse lorsqu’elle était enfant. « Je n’ai jamais apprécié à leur juste valeur les habiletés que le cercle 4-H m’a permis d’acquérir jusqu’au jour où je suis devenue parent et leader. Aujourd’hui, je suis consciente de la valeur des habiletés et du sens des responsabilités que j’ai acquis », dit-elle.

Contrairement à la plupart des sports organisés ou des écoles, dans les cercles 4-H, les jeunes apprennent à travailler en équipe, peu importe leur âge. Imaginez un groupe de jeunes de tous âges en train de préparer des stalles pour un concours d’animaux : c’est ça les 4-H. « Chacun se voit assigner une tâche. Les plus âgés manipulent les outils, tandis que les plus petits passent les outils et étendent la paille. Les plus jeunes apprennent à s’exprimer et à demander l’aide des plus âgés et bâtissent ainsi leur confiance en soi », explique Mme Mills.

Mme Bernauer admet qu’elle et sa fille ont changé positivement grâce à leur expérience au sein d’un cercle 4-H. « J’en ai appris plus sur les chevaux au cours des trois à quatre dernières années que pendant toute mon enfance. Jenna a appris à s’exprimer et à faire de nouvelles connaissances. Elle ressent un énorme sentiment d’accomplissement lorsqu’elle réussit quelque chose », confie-t-elle.

En 2013, les 4-H du Canada célébreront leur 100e anniversaire et continueront d’offrir un milieu où les jeunes peuvent acquérir des habiletés et des compétences afin de bâtir un monde meilleur. « Ils s’inscrivent, participent et font de leur mieux. Qu’ils remportent le ruban rouge ou non, ils apprennent et ont du plaisir », conclut Mme Bernauer.

Si vous êtes un membre des 4-H, nous aimerions avoir de vos nouvelles. Racontez votre histoire.

 

 

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