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    L’agriculture, plus que jamais

Célébrer les aliments et les producteurs d’ici

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Il ne fait aucun doute que tous ceux et celles qui contribuent au dynamisme de l’industrie agricole canadienne éprouvent une grande fierté.

Et ils ont raison.

Non seulement l’industrie emploie 2,3 millions de Canadiens, soit un emploi sur huit dans le secteur agricole et agroalimentaire, mais elle rapporte également plus de 110 milliards de dollars par année à l’économie canadienne en produisant une abondance d’aliments de qualité supérieure qui comptent parmi les plus salubres au monde.

On peut affirmer sans se tromper que l’avenir de l’agriculture est prometteur.

Bien que ce soit une évidence pour ceux d’entre nous qui œuvrent dans l’industrie, la plupart des consommateurs peuvent-ils en dire autant?

C’est pourquoi il nous incombe à nous tous, qui faisons partie du secteur agricole, d’aider les consommateurs à mieux comprendre d’où proviennent leurs aliments et qui les produit.

Il n’y a pas de meilleure source d’inspiration qu’une célébration nationale qui met les aliments à l’honneur.

Plus de 500 agriculteurs et intervenants des secteurs agricoles et agroalimentaires se sont réunis à Ottawa pour célébrer l’agriculture et les aliments canadiens. Crédit photo : Le Conseil de la transformation alimentaire du Québec (CTAQ).

Le 12 février avait lieu, pour la troisième année consécutive, le Jour de l’agriculture canadienne, une occasion pour toutes les personnes qui œuvrent dans l’industrie agricole de se réunir et de célébrer les aliments produits au Canada, tout en soulignant les événements extraordinaires qui marquent l’industrie et en encourageant plus de gens à participer à la conversation sur les aliments.

« Nous avons tous avantage à partager notre vécu au sein de cette extraordinaire industrie qui nous est si chère avec d’autres personnes, et ce, peu importe si elles proviennent d’un milieu agricole ou urbain, ou même d’un autre pays, » a déclaré Sophie Perreault, chef de l’exploitation de FAC, lors de l’événement tenu à Ottawa dans le cadre du Jour de l’agriculture canadienne.

Bien que l’avenir de l’industrie agricole canadienne foisonne de possibilités, pour exploiter pleinement ce potentiel, l’industrie doit continuer d’évoluer et d’innover. Après tout, si nous voulons être en mesure de nourrir la population mondiale en pleine croissance, le statu quo ne suffira pas.

« Nous devons changer, nous adapter et repenser notre façon de faire pour pouvoir avancer et relever les défis qui nous attendent. Si on ne saisit pas les occasions qui se présentent et qu’on n’assume pas un certain niveau de risque, on n’obtient pas de récompense », explique Mme Perreault.

« De nouvelles technologies font leur apparition presque tous les jours. Elles s’accompagnent d’innombrables possibilités de se mobiliser, d’établir des contacts et d’innover afin de rallier les urbains et les ruraux et de redéfinir notre industrie. Tous ces changements et toutes ces percées ne peuvent se réaliser que si nous exploitons ce potentiel. »

Favoriser la croissance de l’industrie

Puisque les jeunes d’aujourd’hui deviendront les producteurs et chefs de file de l’industrie de demain, il était naturel que plus d’une centaine de jeunes des quatre coins du Canada, ainsi que des étudiants de l’Université McGill, assistent à l’événement d’une journée à Ottawa.

C’est particulièrement important du fait que, pour favoriser la croissance de l’industrie, nous devons encourager plus de gens à faire carrière en agriculture. Et le plus tôt sera le mieux. D’après le Conseil canadien pour les ressources humaines en agriculture, il pourrait y avoir 114 000 postes à combler dans le secteur d’ici 2025.

« Nous devons déployer beaucoup d’efforts pour attirer les jeunes vers les fermes. Nous devons modifier notre façon de recruter et de travailler avec les employés », a déclaré Christian Kaiser, un producteur laitier québécois qui a participé à la table ronde des producteurs.

Jessica Toner (à gauche), productrice de pommes de terre du Nouveau-Brunswick, et Christian Kaiser (à droite), producteur laitier du Québec, participent à une table ronde des producteurs animé par Joe Dales de Farms.com au cours de l’événement à Ottawa soulignant le Jour de l’agriculture canadienne.

Comment l’industrie peut-elle s’y prendre afin d’attirer plus de candidats pour occuper tous ces futurs emplois? Un bon moyen, entre autres, serait de se faire entendre et de raconter l’extraordinaire histoire de l’agriculture canadienne, afin que plus de gens aient envie de faire partie de cette industrie dynamique.

Comme l’ont fait remarquer de nombreux conférenciers lors de l’événement à Ottawa, il est crucial d’améliorer la communication, tant avec les consommateurs qu’entre les gens qui œuvrent en agriculture, afin de faire croître et progresser l’industrie.

« Il s’agit de repositionner le dialogue. Je crois que c’est l’une des choses auxquelles nous devons nous appliquer davantage. Nous faisons les manchettes à l’heure actuelle, mais cela fait aussi de nous un point de mire », a observé Ron Bonnett, président de la Fédération canadienne de l’agriculture. « Prendre une journée comme aujourd’hui pour célébrer certaines de nos réussites est incroyablement important. [Mais] ce n’est pas une histoire que nous devons partager entre nous, c’est une histoire que nous devons raconter à tout le monde. »

La bonne nouvelle, c’est que de plus en plus de gens s’intéressent à la provenance de leurs aliments. Dans son allocution, David Coletto d’Abacus Data a mis en relief les résultats d’un récent sondage qui révèle que les aliments et les boissons sont le principal sujet sur lequel les milléniaux souhaitent être informés.

David Coletto, PDG d’Abacus Data, a déclaré devant les participants à la conférence à Ottawa soulignant le Jour de l’agriculture canadienne que « de nombreux jeunes Canadiennes et Canadiens croient que l’agriculture est une activité de l’ancien temps, que l’agriculture est démodée. Mais vous savez tous que c’est faux. »

« Les milléniaux veulent de la transparence. Ils ont besoin de se sentir en contrôle, de savoir d’où proviennent leurs aliments. C’est de plus en plus important pour un segment croissant de cette population – les influenceurs », a expliqué M. Coletto. « Les consommateurs issus de la génération des milléniaux ont déjà un lien émotif avec la nourriture. L’agriculture doit donc trouver un moyen de tabler sur ce lien. »

Poursuivre sur notre lancée

Même si le Jour de l’agriculture canadienne est terminé jusqu’à l’an prochain, il ne faut pas pour autant que cessent les conversations au sujet des aliments et de l’agriculture. Il faut plutôt que l’enthousiasme suscité par cette journée dure toute l’année.

Comme l’a fait remarquer Mme Perreault : « L’avenir de l’agriculture n’a jamais été aussi prometteur et c’est pourquoi il nous incombe à tous d’en faire plus. »

N’oubliez pas que personne n’est mieux placé pour raconter l’histoire des aliments que consomment tous les citoyens que les personnes qui les produisent. Alors, n’ayez pas peur d’engager la conversation, à bord d’un taxi qui vous mène à l’aéroport, à un match de hockey de votre enfant, ou avec une photo dans les médias sociaux quand vous êtes dans les champs ou à l’étable. On ne sait jamais l’effet que pourrait avoir une simple conversation.

Après tout, si nous ne racontons pas l’histoire de l’agriculture canadienne, qui le fera?

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