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    L’agriculture, plus que jamais

Amy VanderHeide : Ambassadrice de l’Atlantique pour L’agriculture plus que jamais

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Dire qu’Amy VanderHeide a du pain sur la planche serait un euphémisme.

Mère de trois jeunes garçons, Amy travaille non seulement dans la ferme familiale, mais est aussi la cofondatrice du Maritime Ag Women’s Network. Et ce n’est pas tout! Elle est aussi administratrice de la Kings County Federation of Agriculture, membre du comité sur l’agriculture de la Chambre de commerce de la vallée d’Annapolis et leader d’un cercle 4-H.

Pour couronner le tout, Amy est une agbassadrice enthousiaste et dévouée.

« Je suis du genre à suivre mon intuition, répond-elle en riant quand on lui demande comment elle arrive à remplir tous ses engagements. Je suis toujours prête à me lancer dans de nouvelles expériences. »

Source d’inspiration, l’aspiration d’Amy est animée par sa passion pour l’industrie qui est née très tôt, alors qu’elle vivait près de la ferme de sa grand-mère. Aujourd’hui, Amy travaille à temps plein dans son entreprise de poulets à griller et de cultures qu’elle et son mari exploitent avec sa belle-famille dans la vallée de l’Annapolis, en Nouvelle-Écosse, et sa passion pour l’agriculture ne cesse de grandir au fil des ans. C’est d’ailleurs cette passion qui l’a conduite à promouvoir l’agriculture.

« J’adore ce que je fais, alors l’agripromotion n’est pas une corvée pour moi. Je ne pourrais pas m’imaginer faire autre chose que travailler dans une entreprise agricole ou liée d’une façon quelconque à l’agriculture. Je pense que la passion est le catalyseur le plus puissant de l’humain. Ce l’est très certainement pour moi », confie Amy, qui exploite également une petite entreprise d’élevage-naissage avec son mari.

« Si vous n’aimez pas ce que vous faites, si cela ne vous passionne pas, il est difficile d’être optimiste à propos de votre travail. »

Amy rappelle qu’aujourd’hui, un grand fossé sépare les agriculteurs des consommateurs. Elle observe que si un plus grand nombre d’acteurs de l’industrie agricole agissaient comme agbassadeurs, ce fossé pourrait être réduit, et l’industrie aurait meilleure voix à ce chapitre.

« Le fossé est énorme, et la façon dont certains de nos aliments sont commercialisés y est certainement pour quelque chose. C’est à nous de nous exprimer sur la place publique, de raconter notre histoire et de recréer ce lien », milite-t-elle.

« C’est en racontant notre histoire, en montrant tout ce qu’implique l’élevage du bétail et en servant à notre famille les mêmes aliments que ceux que nous vendons aux membres du public afin qu’ils nourrissent leur famille, que nous rendrons l’industrie plus concrète pour les gens. Et ils sont nombreux à vouloir en savoir davantage sur les aliments qu’ils consomment. »

Encourager les autres

Une autre raison pour laquelle Amy a cofondé le Maritime Ag Women’s Network est d’encourager les autres à parler de leur expérience. Mis sur pied dans les médias sociaux en 2015, ce groupe permet aux femmes qui œuvrent en agriculture d’établir des liens et de poser leurs questions dans un environnement positif et exempt de jugements négatifs.

« C’est une occasion d’aider ces femmes à acquérir de l’assurance au contact d’autres femmes », explique Amy, ajoutant que le réseau s’était développé au-delà de ses espoirs les plus fous.

« Il a aidé nos membres à voir plus loin que leur exploitation agricole, leur famille ou leur bureau, parce qu’il est question de bien plus que de pratiquer l’agriculture, poursuit-elle. Le réseau nous a ouvert des horizons en dévoilant ce qui se passe dans l’ensemble de l’industrie, et non seulement ce que chacune fait pour sa propre ferme ou dans son travail. »

Ambassadrice de l’agriculture

En tant qu’ambassadrice de l’Atlantique pour le programme L’agriculture, plus que jamais, Amy indique qu’elle espère pouvoir inspirer plus d’acteurs de l’industrie agricole à prendre position et à participer aux conversations concernant les aliments et l’agriculture. Après tout, « plus nous serons nombreux à partager notre expérience, plus nous joindrons de gens ».

S’il est facile de comprendre pourquoi certains hésitent à s’exprimer, Amy souligne qu’il faut cesser de penser qu’on doit être suivi par des milliers de personnes dans les médias sociaux pour améliorer les perceptions du public au sujet de l’agriculture canadienne. Il ne faut pas non plus tenter de changer chacune des perceptions négatives.

Elle est d’avis qu’il importe de se concentrer à dire la vérité, en toute transparence, car quand il est question de s’exprimer au sujet des aspects positifs et novateurs de l’agriculture canadienne, chaque petite contribution est utile.

« Montrez aux gens votre passion pour ce que vous faites, et racontez bien toute votre expérience et votre propre vécu. Si quelqu’un n’est pas d’accord avec vous, cela ne signifie pas que vous avez échoué », relativise Amy.

« Chaque effet positif que vous avez sur les gens, même le plus petit — ne serait-ce que le commentaire d’une ou de deux personnes — fait tout de même évoluer les choses. »

Vous pouvez suivre Amy sur Twitter, Instagram ou Facebook (en anglais seulement).

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